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Tradition et création, découverte et renaissance du répertoire ne doivent pas s’opposer. Nous défendons ce point de vue, d’une vision large qui, nourrie dans le répertoire, renforce notre investissement au côté des créateurs contemporains, dans une approche multiple tendue vers la qualité.

 

bienvenu(e)

Brahms, Debussy, Stravinsky, Schönberg, Messiaen, Feldman, Korngold, von Bingen, Oestvolskaya, Bach, Schöllhorn, Ligeti & BartoK

Au printemps de cette année, Het Collectief compte présenter un éventail de concerts difficiles à grouper sous le même commun dénominateur. 

 

A plusieurs endroits chez nous et à l’étranger, le public pourra découvrir le répertoire très varié et polyvalent du Het Collectief. Un premier concert avec au programme Brahms et Debusssy fera figure de préambule à la musique révolutionnaire de Stravinski et Schoenberg. Avec Messiaen ou Feldman, on compte désarticuler la perception du temps et de l’espace. Notre programme ‘Bad Boys’ offrira un aperçu kaléidoscopique de la musique américaine. Ou peut-être sera-t-on un peu plus romantique avec Korngold? - Bref, au trésor de la musique de chambre du vingtième siècle, il y a de quoi satisfaire le goût de tout un chacun. 

Dans notre série de concerts intitulée ‘The Road of Excess Leads To the Palace of Wisdom’ (Le chemin de l’excès mène au palais de la sagesse) nous comptons organiser, en collaboration avec les chanteuses de Psallentes, une rencontre franchissant huit siècles d’histoire de la musique. Il s’agit de confronter le chant grégorien de la mystique du douzième siècle, Hildegard von Bingen, aux coups violents et impitoyables de la musique de Galina Ustvolskaya, compositrice russe récemment décédée, dont la musique témoigne d’un goût de la transcendance comparable à celui de son précurseur.

Avec un nouveau projet inspiré de ‘L’art de la fugue' de Bach, Het Collectief explorera une nouvelle fois le passé. Cette fois-ci, on se laissera entraîner par le compositeur allemand JohannesSchöllhorn. Dans ses ‘Anamorphoses’ on entend les fugues dans une transformation excitante, haute en couleur et contemporaine.

N’oublions pas, enfin, que nous avons reçu une nouvelle invitation du campus artistique d'Anvers deSingel à donner un concert en février. Cette année, nous comptons gâter notre public en lui offrant une des compositions pour ensemble les plus importantes du répertoire d’après-guerre: le ‘Concerto de chambre’ de Ligeti. Le grand groupe de musiciens qu'on a invités à mettre ce projet sur pied avec nous, interprétera également avec nous quelques autres oeuvres de l’Europe Centrale, parmi lesquelles ‘La sonate pour deux pianos et instruments à percussion’ de Bartók.

Soyez les bienvenu(e)s

Thomas Dieltjens
directeur artistique

 


‘L’ART DE LA FUGUE’, UNE ANAMORPHOSE

Anamorphose. Derrière ce mot à l’étymologie grecque quasi-outrancière se cache un phénomène que l’on pourrait décrire comme la déformation réversible d’une image. Transposée en musique, cette idée revient à conférer une nouvelle forme à une œuvre préexistante. Dans ses Anamorphoses, le compositeur Johannes Schöllhorn a voulu «faire apparaître des aspects de l’œuvre qu’on ne s’attendrait pas à trouver dans la pièce d’origine.» Cette dernière n’est autre que le célèbre Art de la fugue de Bach. «Il ne s’agit pas d’une interprétation compositionnelle de la musique de Bach, poursuit le compositeur. Je cherche à regarder l’avenir, depuis le présent, et à travers le passé.»

Découvrez ce nouveau regard posé sur l’œuvre de Bach, dans le cadre du festival Bach Heritage!


BAD BOYS @ FESTIVAL SONIK

Au fil des ans, Het Collectief s’est construit une grande affinité avec la musique provenant des Etats-Unis. Ce qui nous frappait durant notre recherche des oeuvres les plus convaincantes du répertoire américain, c’était leur énorme diversité. Le parrain de la musique expérimentale aux Etats-Unis est incontestablement Charles Ives. Les compositions révolutionnaires créées par Schoenberg et Stravinski au début du vingtième siècle font parfois pâle figure à côté des oeuvres d’avant- garde très risquées écrites par cet agent d’assurances et amateur compositeur de Connecticut. Cas similaire en quelque sorte, le “Bad Boy of Music” George Antheil, fit fureur avec des transformations modernistes de jazz et de musique légère. Ses compositions provocantes déclenchaient fréquemment des bagarres dans les salles de concert. Après la Seconde Guerre Mondiale, l’expérimentation se poursuivit sans arrêt. George Crumb (1929°) se créa un univers sonore bien à lui en développant un grand nombre de techniques de jeu innovatrices. Mais de toutes ces innovations, la plus surprenante est sans doute la “minimal music”. Ce style musical éminemment américain est basé sur la répétition étourdissante de canevas qui se transforment petit à petit. Steve Reich (1936°) était le protagoniste de ce courant et il l’est toujours.

Soyez les bienvenu(es) à Quimper (F)


HET COLLECTIEF PART 1/2 - A ROAD MOVIE # 2016


HET COLLECTIEF PART 2/2 - A TALK WITH # 2016

Avec les chanteuses de Psallentes, Het Collectief organise une rencontre promettant d’être remarquable dans le sens qu’elle enjambe neuf siècles d’histoire de la musique. On a constaté qu’une sage mystique allemande du onzième siècle, Hildegard von Bingen, et une compositrice russe du vingtième siècle, Galina Ustvolskaya,  ont écrit de la musique inspirée par la même nécessité intérieure.  La confrontation des mélismes extrêmement virtuoses et agiles de Von Bingen avec le style excessif d’Ustvolskaya amène à créer  un monde sonore totalement nouveau et surprenant.


CRIPPLED SYMMETRY

Morton Feldman (1926-1987) passe pour une des figures les plus hautes en couleur de l’avant-garde américaine des années soixante du siècle précédent. Il créa un style original et reconnaissable, dans lequel des événements musicaux en apparence arbitraires et fréquemment minimalistes se succèdent dans un mouvement ralenti, souvent effilé à l’extrême. L’effet sur l’auditeur est de relever son niveau de conscience, de façon à rendre le temps et l’espace plus tangibles. Dans ‘Crippled Symmetry’ un ‘trip’ musical hallucinant d’au moins quatre-vingt-dix minutes, Morton Feldman crée un univers dans lequel trois musiciens jouent au même tempo une partition méticuleusement élaborée, encore que le compositeur demande de ne pas synchroniser les parties. Cette expérience révolutionnaire résulte en la création d’un monde sonore dans lequel s’entremêlent, accidentellement ou non, les couleurs vives de la flûte, du célesta, du piano, du vibraphone et du glockenspiel. La musique sera accompagnée d’images interactives du vidéaste Klaas Verpoest.


PARCOURS CONCERT KAGEL: SANS COMPLEXE ET HUMORISTIQUE

Le compositeur Mauricio Kagel est connu pour son sens aigu de l’humour, ses idées pétillantes et l’audace de bouleverser les conventions dans sa musique. Stücke der Windrose n’y fait pas exception. Les références musicales à la couleur locale, aux clichés et même des éléments parfaitement kitsch sont associées sans complexe à un matériau aux sonorités « modernes ». Cette musique, écrite avec imagination et un humour relatif, invite l’auditeur à expérimenter cette même fantaisie et cette même légèreté. Il en va de même pour Kantrimusik, qui pourrait être la Pastorale de Kagel, avec un orage, des chants d’oiseaux, des chevaux qui galopent et de la musique populaire. Mais, comme il est d’usage dans l’œuvre de Kagel, les pièces ne sont jamais purement illustratives : l’œuvre explore, parodie et commente les divers aspects de la pastorale ; Kagel invente même la « musique populaire traditionnelle ». Au cours de cette soirée, un sourire apparaîtra plus d’une fois sur votre visage. Et c’est bien ce qu’avait en tête Kagel! Kagel plus est un projet en collaboration avec LENsemble, Jauna Muzika, Vykintas Baltakas en Oskaras Korsunovas.


MARTINU, SCHULHOFF, JANACEK

Vers la fin de sa vie,  charmé par la richesse des timbres de la clarinette,  Johannes Brahms ajouta quelques chefs d’oeuvre  inégalés à son répertoire de  pièces pour musique de chambre,  à ce moment déjà fort étendu.  Dans d’autres régions de l’Europe centrale, une tradition de musique de chambre d’une richesse comparable  venait de naître,  bâtie - quant à elle - sur un mélange  subtil de folklore et de modernité.  En Tchéquie,  la génération de Dvorák et Smetana  fut relayée, parmi d’autres,  par Leos Janáçek,  dont le tempérament  impulsif colorait le style romantique d’une touche expressioniste. Mais aussi Bohuslav Martinù,  qui prenait son plus grand plaisir à nier les conventions,  contribua avec son lyrisme frais à l’épanouissement de la musique de chambre tchèque.  Finalement,  quant à Erwin  Schulhoff, son idéal était de donner à la musique classique une place dans la vie quotidienne.  Sa création  d’une symbiose limpide entre jazz,  folk et musique classique connut une fin abrupte par sa mort au camp de concentration de Wülzburg...


PIERROT

‘Pierrot Lunaire’ est basé sur les poèmes symbolistes du Belge Albert Giraud, avec un Pierrot lunatique dans le rôle principal. La traduction allemande très réussie d’Otto Erich Hartleben inspira Schoenberg à écrire ce chef d’œuvre hallucinant. L’énorme éclat, que cette composition provoqua et continue à provoquer, s’explique non seulement par l’introduction du fameux ‘Sprechgesang’ (chant parlé), mais également par la fusion sensuelle du texte et de la musique.


12x12, UN ZODIAQUE MUSICAL

Deux ensembles contrastants se réunissent ici pour un concert sur le thème du zodiaque. Het Collectief interprète Tierkreis (1974) de Karlheinz Stockhausen tandis que La Capilla propose de la musique du quatorzième siècle. ‘Tierkreis’ est un ensemble de douze petites mélodies illustrant chacune les caractéristiques propres d’un signe du zodiaque. La version originale est composée de douze boîtes à musique jouant ces mélodies. Mais Stockhausen en a également écrit plusieurs versions de musique de chambre. Elles sont toutes d'une simplicité harmonieuse plutôt inattendue de la part d'un avant-gardiste aussi radical ... La Capilla a farfouillé dans la musique surprenante de l'Ars Nova et de l’Ars Subtilior et a trouvé ainsi une réponse toujours reconnaissable et universelle au phénomène du ‘Zodiaque’.


FOLK

Vers la fin de sa vie, Leos Janaçek trouve son inspiration de plus en plus souvent dans le monde des enfants. C‘est ce qui ressort de son ‘Concertino’ (1925), un concerto en miniature pour piano, dans lequel folklore et modernisme s’entrelacent dans la création d’une série de tableaux assez naïfs du monde des animaux. De même dans Rikadla’ (1925), Janaçek joue la carte de la nostalgie. Il s’agit ici d’un recueil de poésies moraviennes absurdistes pour enfants, chantées ici par la jeune soprano allemande Mirella Hagen, qui s’accompagne pour l’occasion sur un petit tambour ... Tout comme Janaçek, le compositeur hongrois Béla Bartók tentait de marier folklore et styles musicaux modernes. Dans ‘Contrastes’ (1938) par exemple, l’influence du jazz est évidente. Il est bien connu que Bartók a écrit ce trio pour deux de ses meilleurs amis: son compatriote et violoniste de renom Joseph Szigeti et le clarinettiste de jazz américain Benny Goodman. Le ‘Trio pour cor’ de Ligeti nous amène encore un pas plus loin. En créant, à sa façon légèrement ironique, une synthèse de musique baroque, de Brahms et de musique populaire de l’Europe Centrale, Ligeti a inventé un son d’avant-garde nouveau et rafraîchissant.


Rikadla CD

Disponible sur disque: une pièce de collection pour  tout mélomane. Commandez votre exemplaire dès aujourd’hui via info@hetcollectief.be (€20 frais postaux pour la Belgique inclus).


retro

Cela fait à peine quelques  semaines que la nouvelle saison 2015-2016 a commencé et déjà Het Collectief  s’est enrichi de quelques nouvelles expériences. A Liège, on a regalé le public des ‘Nuits de septembre’ d’une ‘Offrande musicale’ de Bach très ‘warholienne’. Et à Leuven,  on a ouvert le ‘Novecento Festival’ en parténariat avec le Collegium Vocale Gent. A Nicosie (Chypre), on a fait la connaissance d’un petit groupe choisi de compositeurs lors de notre concert très apprécié pour la Fondation Pharos. Notre passage nous a valu une nouvelle invitation pour l’année prochaine.


transit

Avec un souvenir tout frais de notre soirée Janaçek  au festival Novecento, on s’apprête à TRANSIT, l’autre versant  du Festival de Flandre à Leuven. Sur cette terre d’asile pour la musique ultra nouvelle,  nous allons présenter une nouvelle oeuvre de Vykintas Baltakas, portant le titre très suggestif ‘Smokey Arnold’. Apparemment, c’est la musique d’Arnold Schoenberg qui a inspiré le compositeur à écrire cette joyeuse pastiche. Avec ‘Fluxus-static friction’ de Frederic D’haene,  on atterrit  dans un tout autre monde, dans lequel des impulsions méditatives et frénétiques essaient de se tenir en équilibre.


BRATISLAVA

Le Festival Melos Ethos à Bratislava  nous a invités à participer à une soirée consacrée entièrement  à la musique contemporaine.  Le public slovaque  sera invité à écouter la musique de l’anversois Bram Van Camp et du louvaniste  lituanien Vykintas Baltakas. Avec la compositrice estonienne Helena Tulve,  on poursuivra notre exploration de la musique des pays baltes.  Quant à la scène musicale contemporaine en Slovaquie, c’est la musique spectrale de Viera Janarcekova  qui nous y introduira.


METZ

Pour la toute première fois, Het Collectief sera l’invité de L’Arsenal à Metz. La décision de consacrer le programme entièrement à la Seconde Guerre Mondiale n’a pas été prise légèrement. En effet, les cantates de Hanns Eisler, interprétées ici par Liesbeth Devos, donnaient une voix à la résistance antifasciste durant les années ‘30. Erwin Schulhoff, compositeur de la musique dite ‘entartete Musik’ (musique dégénérée), mourut au camp de concentration de Wülzburg.  Mais sans aucun doute l’oeuvre la plus iconique de cette époque fut créée par Olivier Messiaen. Prisonnier de guerre français en Silésie, ce  croyant convaincu y créa son apocalyptique ‘Quatuor pour la fin du temps’.


BRAHMS & CIE A LA Bijloke

Prenant une des dernières oeuvres de Johannes Brahms comme point de départ, Het Collectief passe en revue cent années de musique de chambre européenne. Il est assez surprenant que l’oeuvre de ce vieux romantique quelque peu pondéré ait inspiré aussi de jeunes avant-gardistes tels Arnold Schoenberg à écrire des compositions comme la première ‘Kammersymphonie’ (Symphonie de chambre).  En 1906, ce morceau impétueux, d’un romantisme poussé et disloquant, secoua toute l’esthétique musicale occidentale. Quant aux musiciens des générations  suivantes,  eux non plus ne se sont pas détournés de Brahms. Ainsi, le hongrois György Ligeti  composa en 1982 un trio pour cor en l’honneur du maître,  une oeuvre dans laquelle tradition et modernité se joignent de façon légèrement ironique.  


TOURNEE BERG & ZEMLINSKY LIEDER

C’est dans les années vingt du siècle précédent qu’Arnold Schoenberg, assisté par ses disciples Alban Berg et AntonWebern, créa le ‘Verein für musikalische Privataufführungen’ (‘Société d’exécutions musicales privées’). Adoptant une programmation d’oeuvres récentes qui avaient été écartées des podiums officiels, cette société se mit consciemment à l’écart de la vie de concert officielle et conservatrice. Comme le ‘Verein’ n’avait pas d’orchestre à sa disposition, bien des compositeurs de l’époque ont écrit des arrangements pour petits ensembles. Même aujourd’hui, on trouve des transcriptions témoignant d’un esprit comparable. Ainsi, l’éminence grise de la nouvelle musique, Reinbert de Leeuw, a écrit récemment des adaptations de compositions de Berg, Webern et Zemlinsky. C’est avec cette musique que Het Collectief retourne à une époque particulièrement intéressante: la Seconde école de Vienne, déchirée entre nostalgie du romantisme du dix-neuvième siècle et poussée inéluctable de la modernité.


POUR LES LEVE –TOT

En décembre, Het Collectief jouera quelques concerts apéritifs le dimanche matin.

A Jette, nous jouerons le ‘Quatuor pour la fin du temps’: une vision apocalyptique écrite  par Olivier Messiaen en 1941, alors prisonnier de guerre en Allemagne. Dans cette pièce, le compositeur exprime de façon transcendante sa foi catholique en créant, par le biais de techniques de composition très ingénieuses, une traduction musicale de la notion d’éternité.

C-mine à Genk se veut romantique avec la musique riche en couleur d’un Johannes Brahms en pleine maturité  et avec la clarinette dans un rôle de premier plan.  Soyez les bienvenu(e)s!